Mauritanie : bientôt une usine de conditionnement de dattes et légumes

La Mauritanie aura bientôt son usine de conditionnement de dattes et légumes à Adrar (centre-ouest du pays). A cet effet, le gouvernement et le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) viennent de signer un accord de financement d’environ 2 millions de dollars US.



C'est une phase importante dans la politique de modernisation de l'agriculture en Mauritanie. Le gouvernement mauritanien et le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) viennent de signer un accord permettant la sortie de 773 millions d'Ouguiyas (monnaie mauritanienne), soit environ 2 millions de dollars US. Cette enveloppe est destinée à la construction d'une usine de conditionnement de dattes et de légumes, dans la région d'Adrar, au centre-ouest du pays.
Selon le chef de l'Etat mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui était présent pour la pose de la première pierre de l'usine, l'objectif de ce projet d'envergure vise à augmenter l'offre de dattes et de légumes sur le marché national tout au long de l'année, tout en limitant les importations de ces produits.
Le choix d'Adrar pour établir la nouvelle usine n'est pas fortuit. C'est la région considérée comme bastion de la datte et des légumes en Mauritanie. Dans l'Adrar en effet, 600 000 tonnes de dattes et 7 000 tonnes de légumes sont produites chaque année par 6 525 agriculteurs environs. Avec une capacité de conservation de 500 tonnes par an, l'usine, quoi-qu'insuffisante, tombe à point nommé pour répondre aux besoins de limitation des dépenses inutiles du gouvernement.

L'agriculture en renfort à l'économie

L'économie mauritanienne est encore faible actuellement en raison de sa vulnérabilité aux chocs extérieurs. Avec les diverses crises des prix, le fer et l'or ne rapportent plus autant qu'auparavant. La Société nationale industrielle et minière (Snim) ainsi que la Taxe sur la valeur ajoutée ne contribuent que faiblement au budget de l'État. De plus, les investissements dans le secteur minier sont suspendus et l'Etat a dû supprimer certains emplois.
Dans ce contexte, où la diversification de l'économie devient essentielle, l'agriculture s'impose comme une source de recette naturelle sur laquelle le pays peut s'appuyer.
En Mauritanie, 65% de la population vit de l'agriculture. Selon la FAO, seulement 20 % des terres arables du pays sont cultivées. Le pays a donc un potentiel élevé en matière d'agriculture, surtout avec l'amélioration des variétés de cultures et de technologies, les bassins d'inondation qui se trouvent au sud et le long du fleuve Sénégal peuvent être mis en valeur pour augmenter sensiblement la production.
Mais c'est sans oublier aussi les intempéries naturelles qui secouent l'environnement mauritanien. De temps à autre, le pays endure des vagues de sécheresse lors de la saison des récoltes, auxquelles les inondations viennent généralement mettre fin. Des situations qui influent négativement avec une baisse de la production, une baisse des revenus des agriculteurs. En conséquence, les prix des légumes flambent sur le marché.

Sources: LaTribune

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