Infrastructures : et si on bétonnait les routes africaines ?

Les cimentiers militent pour l'adoption du béton comme ingrédient miracle et économique pour la construction de réseaux routiers de qualité à travers le continent (Crédits : Reuters)
La préservation du patrimoine routier national et sous régional reste une préoccupation économique majeure pour la plupart des pays africains. Et la question était au centre des débats de la deuxième édition du Salon des infrastructures d’Abidjan (SIA) qui s’est achevée samedi. A son issue, les producteurs de ciment réunis au sein de l’Association des producteurs de ciment de Côte d’Ivoire (APCCI) ont proposé une solution innovante pour un revêtement de qualité des routes africaines.



La solution proposée par les producteurs de ciment de Côte d'Ivoire (APCCI) permettra de doubler la durée de vie des infrastructures routières en améliorant leur qualité afin de favoriser la bonne marche de l'activité économique.
Dans une communication donnée à l'occasion du salon, l'expert international, Nouffou Tapsoba a estimé que le béton est une solution économique pour des routes africaines durables.
Selon lui, les durées de vie des chaussées en enrobé est d'environ 15 ans alors qu'avec le béton, l'on peut construire des chaussées d'une durée de 30 ans, 40 ans et voire plus.
« Un autre avantage avec les matériaux en béton, après la durée de vie de la chaussée, on peut recycler entièrement le matériau », précise Tapsoba

La construction en béton, largement moins chère

L'expert international a laissé entendre que la construction en béton est largement moins chère que les constructions en enrobé actuellement en vogue. Insistant sur la valorisation des chaussées en Afrique que les pays du continent peuvent adopter la solution du béton en dalles et du béton routier conventionnel et du béton compacté au rouleau (BCR).
« Le béton compacté au rouleau est utilisé en milieu résidentiel, pour les parkings où la chaussée est assujettie à des charges élevées », soutient l'expert. Selon lui, en termes d'illumination de la chaussée, le matériau en béton n'a pas besoin d'un éclairage excessif. « On peut économiser environ 30% d'énergie nécessaire pour éclairer une chaussée avec la construction en béton », explique Tapsoba. Cette solution est déjà mise en pratique en Afrique du Sud et à Madagascar. Sur la grande île principalement, plusieurs dizaines de kilomètres de route sont en expérimentation avec le béton comme solution.

Sources: LaTribune

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